Soins des poissons
Notre sélection de traitements utiles pour votre pharmacie aquariophile
L'usage de traitements médicamenteux n'est pas anodin: Il y a toujours un revers de la médaille. D'une manière générale Oscar ne recommande pas l'usage de traitements curatifs dans l'aquarium de maintenance, ni ne promeut leur usage systématique. Vous pouvez cependant recourir à cette pharmacopée en procédant de deux façons:
- Par le biais de bains de quelques heures dans de petits volumes (0,5 à 1 litres).
- En isolant les sujets en aquarium "hôpital".
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Filtres actifs
Pourquoi Oscar déconseille de traiter l'aquarium de maintenance?
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Il faut en premier lieu comprendre l'équilibre biologique d'un environnement pour en connaître les raisons.
- En aquariophilie, habituellement quand on parle d'équilibre biologique, on se réfère au cycle de l'azote qui régit l'ensemble de la dégradation des déchets au sein de votre aquarium, principalement via le filtre. Certains traitements peuvent affecter les bactéries qui interviennent dans ce processus: C'est la première forme de dérèglement à laquelle vous pouvez être confronté en traitant l'aquarium de maintenance. Et c'est la plus violente: Les déchets imparfaitement dégradés agissent sur les poissons comme le monoxyde de carbone sur nous: ils se fixent sur les globules rouge à la place de l'oxygène et n'en partent pas. Et c'est à terme l'asphyxie des sujets intoxiqués. Vous pouvez perdre en quelques heures la totalité de votre population d'autant que le déséquilibre s'auto-alimente avec un effet boule de neige.
- Mais l'équilibre biologique ne concerne pas que le cycle de l'azote, et un traitement général, ou pire systématique, peut alimenter une problématique plus insidieuse. L'équilibre de la flore bactérienne de l'aquarium fonctionne de la même manière que la flore intestinale: C'est la richesse, en terme de diversité, de toute cette micro-vie qui tient l'équilibre. Bactéries, champignons, virus et même des organismes supérieurs comme les paramécies, les protozoaires, les microvers, etc... Tout ça est en concurrence et se mène une guerre continuelle. Plus la vie est variée, moins il y a de chances que l'une d'elle prenne le pas sur les autres. En d'autre termes, plus votre microfaune est pauvre, plus vous risquez les épidémies dans votre population aquatique. Chaque traitement effectué appauvrit cette faune et provoque un effet de sélection pour avantager l'une d'entre elle, la plus résistante. C'est la raison pour laquelle on voit régulièrement des aquariophiles débutants enchaîner les épidémies et les symptômes multiples, tout en continuant à traiter inlassablement, essayant produits après produits, comme un pompier pyromane...
- En aquariophilie, habituellement quand on parle d'équilibre biologique, on se réfère au cycle de l'azote qui régit l'ensemble de la dégradation des déchets au sein de votre aquarium, principalement via le filtre. Certains traitements peuvent affecter les bactéries qui interviennent dans ce processus: C'est la première forme de dérèglement à laquelle vous pouvez être confronté en traitant l'aquarium de maintenance. Et c'est la plus violente: Les déchets imparfaitement dégradés agissent sur les poissons comme le monoxyde de carbone sur nous: ils se fixent sur les globules rouge à la place de l'oxygène et n'en partent pas. Et c'est à terme l'asphyxie des sujets intoxiqués. Vous pouvez perdre en quelques heures la totalité de votre population d'autant que le déséquilibre s'auto-alimente avec un effet boule de neige.
Comment faire si j'ai un poisson malade?
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Le premier objectif n'est pas de sauver le poisson touché, mais de s'assurer que ce soit le seul touché et que la maladie ne se propage pas.
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Commencez par vérifier l'ensemble de vos paramètres visuels et votre matériel.
- La température de votre eau.
- Le débit de votre filtration.
- La turbidité de votre eau.
- Les paramètres vous conviennent: C'est que la cause du problème est liée au seul sujet touché. Il est peu probable que la maladie s'étende au reste de la population. Vos investigations vont donc se tourner vers le malade.
- La température n'est pas bonne: Vérifiez votre combiné chauffant, éventuellement remplacer le s'il est défectueux.
- Le débit du filtre est très faible. Le filtre est colmaté et n'assure plus son rôle: Il est temps de le nettoyer.
- L'eau vous parait trouble. Vous pouvez regarder l'aquarium sur le côté, la turbidité sera plus évidente à percevoir. Vous avez un problème de filtration: Soit le filtre n'est pas adapté à votre population et aux déchets qu'elle génère (ce qui peut arriver avec le temps, les pissons grossissent...), soit les masses de filtration sont inadaptées ou de mauvaise qualité. Il va vous falloir réviser les différentes masses de filtration qui compose votre filtre ainsi que leur agencement.
- Pour ces 3 cas de figure, une fois que vous aurez ajusté le problème, le sujet malade se rétablira de lui même s'il n'est pas trop affaibli et possède encore l'énergie nécessaire à combattre le mal. Si ça n'est pas le cas, c'est que de toutes manières, même avec un traitement spécifique, vous n'auriez pas pu le sauver.
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Vous avez éliminé d'éventuels dysfonctionnements comme cause possible de la maladie, il vous reste à chercher du côté du sujet lui-même. Il est très rare qu'un poisson tombe malade sans raison, c'est bien souvent après un affaiblissement général qu'il développe les premiers symptômes.
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- Premier cas de figure: Le poisson est arrivé il y a peu (moins de deux semaines). Il s'agit donc d'un sujet dont le système immunitaire n'est pas encore fait à votre bac. Ce sont des choses qui peuvent arriver, comme un enfant fait son système immunitaire lors des premières années d'école, et qui ne sont pas forcément liées à une erreur de maintenance. Dans un tel cas on va chercher à pousser le curseur des paramètres de maintenance à l'extrême de la fourchette appréciée par le poisson: Si c'est un poisson acidophile à l'origine, procédez à un apport d'eau osmosée additionné de tanins acides. Si c'est une espèce alcalinophile, on va simplement ajouter du gros sel gris (non traité) à raison de 2,5 g par litres. Ensuite essayez de trouver touts les éléments qui peuvent limiter au maximum les stress environnementaux, en étudiant ses biotopes de prédilections. L'environnement visuel est très important, ça comprend les éléments de décors, l'éclairage. Par exemple si vous savez que l'espèce est originaire de biotopes sous couverts forestiers, vous pouvez tamiser la lumière, ajouter des lits de feuilles mortes et des enchevêtrements de petits branchages, tout cela va sécuriser le sujet malade et il pourra consacrer toute son énergie à combattre la maladie. D'où l'importance de bien étudier les biotopes de prédilections de vos petits protégés, ainsi que d'éviter d'associer des espèces issues de biotopes trop différents. Là encore, il ne sera pas nécessaire d'utiliser le moindre traitement, le poisson guérira par lui même et surtout en ressortira renforcé, son système immunitaire sera "fait" pour cette maladie, ce qui n'est pas toujours forcément le cas quand on utilise un traitement. Notez que pour les éléments visuels et l'éclairage, cela peut être fait en amont de l'acclimatation de l'espèce.
- Le poisson n'est pas arrivé dernièrement: Il s'agit très probablement d'un problème de cohabitation. Le poisson ne trouve pas sa place dans l'aquarium et est "sur-dominé" par un autre. Cela peut-être dû à une incompatibilité totale, dans ce cas il faut isoler le sujet. Cela peut-être dû à un manque de place qui exacerbe les agressions de dominance: Vous pouvez éventuellement essayer de jouer sur le décor en aménageant des zones de confort où le sujet affaibli pourra s'extraire de la vue du dominant, entre autre, avec des éléments présents dans son biotope d'origine, et au départ isoler le sujet en bac hôpital (et procéder à un éventuel traitement), le temps qu'il reprenne de l'énergie. Vous pouvez aussi jouer sur le brassage lors de sa réintroduction: En poussant le brassage au maximum toléré par les occupants, vous inhibez les comportements territoriaux (le revers de la médaille c'est que les plantes apprécient moins, si l'aquarium était très planté). Mais si l'aquarium est vraiment trop petit, la seule solution est de trouver une autre maison pour le malheureux (après l'avoir remis sur pied dans le bac "hôpital").
- Premier cas de figure: Le poisson est arrivé il y a peu (moins de deux semaines). Il s'agit donc d'un sujet dont le système immunitaire n'est pas encore fait à votre bac. Ce sont des choses qui peuvent arriver, comme un enfant fait son système immunitaire lors des premières années d'école, et qui ne sont pas forcément liées à une erreur de maintenance. Dans un tel cas on va chercher à pousser le curseur des paramètres de maintenance à l'extrême de la fourchette appréciée par le poisson: Si c'est un poisson acidophile à l'origine, procédez à un apport d'eau osmosée additionné de tanins acides. Si c'est une espèce alcalinophile, on va simplement ajouter du gros sel gris (non traité) à raison de 2,5 g par litres. Ensuite essayez de trouver touts les éléments qui peuvent limiter au maximum les stress environnementaux, en étudiant ses biotopes de prédilections. L'environnement visuel est très important, ça comprend les éléments de décors, l'éclairage. Par exemple si vous savez que l'espèce est originaire de biotopes sous couverts forestiers, vous pouvez tamiser la lumière, ajouter des lits de feuilles mortes et des enchevêtrements de petits branchages, tout cela va sécuriser le sujet malade et il pourra consacrer toute son énergie à combattre la maladie. D'où l'importance de bien étudier les biotopes de prédilections de vos petits protégés, ainsi que d'éviter d'associer des espèces issues de biotopes trop différents. Là encore, il ne sera pas nécessaire d'utiliser le moindre traitement, le poisson guérira par lui même et surtout en ressortira renforcé, son système immunitaire sera "fait" pour cette maladie, ce qui n'est pas toujours forcément le cas quand on utilise un traitement. Notez que pour les éléments visuels et l'éclairage, cela peut être fait en amont de l'acclimatation de l'espèce.
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